« Mettez vous à genoux, remuez les lèvres et vous croirez » affirmait un certain Blaise Pascal selon Maurice Ulrich, journaliste à l’Huma. Je ne sais si la lumière divine était sensible à ce rituel et se manifestait. En revanche jeudi soir, consacrant moi-même, comme nombre de nos concitoyens, à mes propres illusions, j’ai eu beau allumer mon téléviseur, m’asseoir dans mon fauteuil et aspirer au miracle, la parole présidentielle ne m’a guère éclairé ni ouvert les voies (voix) de l’espérance.
J’ai eu plutôt l’impression d’écouter un élu territorial en quête de ficelles plus ou moins aléatoires afin de faire face à une rigueur ambiante mal maîtrisée qu’à un chef d’état porteur d’un projet de gauche, affrontant les défis et prêt à répondre à l’urgence de la situation sociale, économique et politique plutôt qu’aux appétits insatiables de la bourse.
A Montreuil, ce weekend, Pierre Laurent s’est exclamé: » Oui,il est possible de changer de politique et de relever la France. Personne ne peut plus rester au milieu du gué face à la politique menée par le gouvernement, au contrat déchiré sous les coups de boutoir du Medef, de le Droite et du clan Le Pen. L’heure n’est plus aux divisions.Il faut élargir le Front de Gauche, poursuivre sans relâche nos efforts pour dialoguer et construire avec tous ceux qui, comme nous, sont convaincus de l’impasse actuelle. Le constat ne suffit plus, c’est à l’action et à la construction qu’il faut passer ». Nordine IDIR, secrétaire général des JC, ajoutait: « Il faut apporter des réponses immédiates et porter les germes d’une autre société ».
C’est le message d’espoir lu dans l’Huma de ce lundi 10 novembre.