Arthur Rimbaud: « Changer la vie »

 Inauguration du garage solidaire de la Régie de Territoire PROGRESS

 

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photo et article de Centre Presse du 15/06/2016

Hier, en présence du préfet et de plusieurs élus [dont le président de Rodez Agglomération et le maire d’Onet le Château (ndlr)] , la Régie de territoire a inauguré son garage solidaire, rue de la Calade à Onet le Château. Saluée de tous, l’initiative -déjà expérimentée ailleurs en France- repose sur un double principe de solidarité: en insérant par le travail des personnes issues du territoire – 2 pour le moment, bientôt 4 – et en permettant à des personnes à faible revenu d’entretenir leur véhicule, garant de sécurité et de mobilité.

Ainsi contre une adhésion annuelle (de 15 à 100€ selon les revenus fiscaux) tout un chacun peut y amener son véhicule. Les services sont ensuite facturés à l’heure (30€) et à la pièce.

« Nous touchons une clientèle qui, dans tous les cas, ne va pas chez les garagistes traditionnels, donc nous ne leur faisons pas concurrence et nous évitons les petits traficotages qui ont lieu sur les parkings » expliquent guy Drillin, président, et Renaud Barbe, directeur de la Régie Progress. 

Le garage associatif n’est qu’un aspect parmi d’autres  des activités de la Régie Progress (Pour ROdez et le Grand Rodez Economie Sociale et Solidaire).

Un chantier et une entreprise d’insertion par l’activité économique réalisent des travaux  essentiellement d’espaces verts et d’entretien d’immeubles ainsi que toutes autres tâches d’aménagement qui leur sont confiées pas les collectivités territoriales et par des organismes publics et entreprises privées. Cela procure de l’emploi à 35 personnes qui, à la fin de leur contrat, connaissent pour près de 60 à 70% une sortie positive vers des CDI, des formations professionnelles et pour quelques-unes des CDD qui évoluent rapidement en emplois plus durables.

Ces personnes, toutes issues des quartiers de Rodez et Onet, souvent en recherche d’emploi depuis un temps assez long, nous sont pour la plupart adressées par la Mission Locale, le Département et Pôle Emploi.

L’activité de PROGRESS, permet aux gens qui sont employés de percevoir un salaire réel et de sortir ainsi du RSA ou autres minimas sociaux. De plus, chaque € versé soit en salaires ou soit en équipements divers auprès du commerce local est investi sur place et participe de façon non négligeable à l’économie locale.

Si la réinsertion dans le monde de l’activité  est primordiale pour les personnes privées d’emploi parfois depuis plusieurs années, la Régie a aussi pour objectif, dans le cadre de la politique de la ville, la recherche de l’amélioration de leurs conditions de vie et de voisinage dans les quartiers qui sont le plus affectés par le chômage ( + de 30%) et par la   pauvreté ( 26 à 28% de familles en dessous du seuil). Ces difficultés engendrent bien souvent un malaise sociétal qui se traduit par de petites incivilités, une montée des frilosités qui font que le voisin est souvent ressenti comme un danger. Jean Paul Sartre disait: »L’enfer, c’est les autres ». Cela pousse aussi, hélas, à des réactions de rejet et à des réflexes communautaristes.

Nous n’acceptons pas cette situation. Nous ne renonçons pas, à notre modeste échelle, à tenter de rendre le monde plus vivable, par l’emploi certes, mais aussi en participant avec les associations de quartiers à des animations culturelles et festives pour que les habitants se rencontrent, et en initiant, dans les espaces situés au centre des immeubles, à Ramadier, aux Ormes,des jardins partagés destinés aux locataires des lieux, points d’échanges, de convivialité, pour des rapports de voisinages détendus.

Avoir pour référence les auteurs dont la permanence de la pensée traverse les époques me semble convenir aux réflexions actuelles. C’est pourquoi après Arthur Rimbaud, notre ambition paraît parfaitement s’exprimer dans sa volonté de « Changer la vie ».

Hier, lors de l’inauguration du garage associatif et social des Quatre-Saisons, nous avons exposé cela aux officiels et différents partenaires présents.

l’Héritage de Jean Albert Bessière

 

Désolé pour la parution précédente, illisible du fait de ma maîtrise très moyenne de l’outil informatique. Voici l’article Dépêche Du Midi du 21 mai:

2016-05-21 ecole JABLe Maire dévoile la plaque en présence des enfants

[ L’émotion était au rendez-vous, hier, après 17h, à l’école Saint-Félix, officiellement devenue quelques minutes plus tard, l’école Jean-Albert-Bessière, en mémoire de cette figure du monde politique et syndical local, disparue il y a un an.

-« Nous pouvons être fiers à la fois de cet établissement qui est une réussite sur le plan pédagogique, avec des locaux vastes offrant confort et sécurité aux enfants et enseignants, et du nom qu’il prend aujourd’hui, a déclaré Christian Teyssèdre, maire de Rodez. Je suis reconnaissant à Jean-Albert d’avoir été un allié sincère du point de vue politique qui a contribué à réaliser, à Rodez, l’union de la gauche, notamment grâce à sa capacité à mettre de l’huile dans les rouages au cours des périodes électorales qui sont souvent sources de tensions. Il a pleinement participé à la rénovation de cette école; nous en avons le résultat sous les yeux, et il est beau ».

A l’invitation du premier édile, plusieurs élus se sont succédé au micro pour rendre hommage à celui qui avait également été, pendant quinze ans, de 1994 à 2009, secrétaire de l’union départementale de la CGT.

 » C’était quelqu’un d’humain, avec des valeurs que l’on pouvait partager, quelqu’un de patient, qui prenait le temps d’expliquer les choses car il croyait en ses projets » s’est souvenue Anne-Christine Her, adjointe au maire en charge de l’éducation, qui a rappelé que l’école accueillerait, à la rentrée, la première classe du département pour enfants autistes. Marie-Claude Carlin a, quant à elle, loué « un homme qui savait dire les choses sans agressivité, ce qui est très rare » tandis que Stéphane Mazars a mis en avant « quelqu’un d’engagé, très travailleur, présent tous les jours à l’hôtel de ville pour faire en sorte que le service public soit toujours bien défendu par la mairie »;

La dernière personne à intervenir fut Liliane, l’épouse de l’ancien adjoint au maire, profondément émue de voir le nom de son mari figurer sur la plaque qui se trouve à l’entrée de l’école. « Vous lui permettez de laisser une trace pour continuer à vivre à travers le temps. Son nom sera ancré ici », a-t-elle souligné.] Merci au journal pour cet article.

C’est la seconde fois que j’assiste à un tel hommage. La première fois c’était à Millau, à l’école du Crès devenue école Albert-Séguier, le directeur de l’école où j’ai exercé lors de mon premier poste, un directeur communiste ancien résistant, affable, attentif, compétent, militant du service public, qui suscitait l’admiration du jeune instit que j’étais.

 Merci à Christian Teyssedre, aux divers intervenants et au Conseil Municipal de Rodez d’avoir choisi de nommer cette école Jean-Albert-Bessière. C’est une reconnaissance forte de l’oeuvre réalisée par mon camarade et ami Jean-Albert.

De nombreuses personnalités étaient là pour rendre hommage à Jean Albert, parmi elles nos deux élus ruthénois Guy Rouquayrol et Madeleine Puech qui ont aussi dit un mot. David Gistau conduisait une délégation de la CGT. Tous les présents ont évoqué le militant syndical, politique, mais aussi l’humaniste qui n’aurait pas démenti cette assertion de Victor Hugo: »Chaque fois qu’on ouvre une école, on ferme une prison ».

Quant aux jeunes élèves, je les invite à se saisir de ce poème bien connu de Paul Eluard:

Sur mes cahiers d’écolier

Sur mon pupitre et les arbres

Sur le sable et sur la neige

J’écris ton nom….

                 ………LIBERTE.