l’Héritage de Jean Albert Bessière

 

Désolé pour la parution précédente, illisible du fait de ma maîtrise très moyenne de l’outil informatique. Voici l’article Dépêche Du Midi du 21 mai:

2016-05-21 ecole JABLe Maire dévoile la plaque en présence des enfants

[ L’émotion était au rendez-vous, hier, après 17h, à l’école Saint-Félix, officiellement devenue quelques minutes plus tard, l’école Jean-Albert-Bessière, en mémoire de cette figure du monde politique et syndical local, disparue il y a un an.

-« Nous pouvons être fiers à la fois de cet établissement qui est une réussite sur le plan pédagogique, avec des locaux vastes offrant confort et sécurité aux enfants et enseignants, et du nom qu’il prend aujourd’hui, a déclaré Christian Teyssèdre, maire de Rodez. Je suis reconnaissant à Jean-Albert d’avoir été un allié sincère du point de vue politique qui a contribué à réaliser, à Rodez, l’union de la gauche, notamment grâce à sa capacité à mettre de l’huile dans les rouages au cours des périodes électorales qui sont souvent sources de tensions. Il a pleinement participé à la rénovation de cette école; nous en avons le résultat sous les yeux, et il est beau ».

A l’invitation du premier édile, plusieurs élus se sont succédé au micro pour rendre hommage à celui qui avait également été, pendant quinze ans, de 1994 à 2009, secrétaire de l’union départementale de la CGT.

 » C’était quelqu’un d’humain, avec des valeurs que l’on pouvait partager, quelqu’un de patient, qui prenait le temps d’expliquer les choses car il croyait en ses projets » s’est souvenue Anne-Christine Her, adjointe au maire en charge de l’éducation, qui a rappelé que l’école accueillerait, à la rentrée, la première classe du département pour enfants autistes. Marie-Claude Carlin a, quant à elle, loué « un homme qui savait dire les choses sans agressivité, ce qui est très rare » tandis que Stéphane Mazars a mis en avant « quelqu’un d’engagé, très travailleur, présent tous les jours à l’hôtel de ville pour faire en sorte que le service public soit toujours bien défendu par la mairie »;

La dernière personne à intervenir fut Liliane, l’épouse de l’ancien adjoint au maire, profondément émue de voir le nom de son mari figurer sur la plaque qui se trouve à l’entrée de l’école. « Vous lui permettez de laisser une trace pour continuer à vivre à travers le temps. Son nom sera ancré ici », a-t-elle souligné.] Merci au journal pour cet article.

C’est la seconde fois que j’assiste à un tel hommage. La première fois c’était à Millau, à l’école du Crès devenue école Albert-Séguier, le directeur de l’école où j’ai exercé lors de mon premier poste, un directeur communiste ancien résistant, affable, attentif, compétent, militant du service public, qui suscitait l’admiration du jeune instit que j’étais.

 Merci à Christian Teyssedre, aux divers intervenants et au Conseil Municipal de Rodez d’avoir choisi de nommer cette école Jean-Albert-Bessière. C’est une reconnaissance forte de l’oeuvre réalisée par mon camarade et ami Jean-Albert.

De nombreuses personnalités étaient là pour rendre hommage à Jean Albert, parmi elles nos deux élus ruthénois Guy Rouquayrol et Madeleine Puech qui ont aussi dit un mot. David Gistau conduisait une délégation de la CGT. Tous les présents ont évoqué le militant syndical, politique, mais aussi l’humaniste qui n’aurait pas démenti cette assertion de Victor Hugo: »Chaque fois qu’on ouvre une école, on ferme une prison ».

Quant aux jeunes élèves, je les invite à se saisir de ce poème bien connu de Paul Eluard:

Sur mes cahiers d’écolier

Sur mon pupitre et les arbres

Sur le sable et sur la neige

J’écris ton nom….

                 ………LIBERTE.

Laisser un commentaire